en Suisse.
&4i
de Zurich ou de Lucerne. II n’avoit pas moinsde douze lieues de longueur. Le .vallon arrosépar l’Aar, qui s’étend de Erienrz à Meiringen,chef-lieu du pays de Haíli , a trois lieues delongueur. En observant à leur base les rochersqui le forment, à l’aspect de leurs surfaces lisses& adoucies, à l’aspect des formes arrondies dansles parties saillantes ; on reconnoît fans peineles impressions &r le battement durable des eaux,qui ne laissent aucun doute que le fond de lavallée n’ait été, dans des temps reculés, le fondd’un lac, dont ceux de Thunn &: de Erienrz nefont qu’u n résidu.
Je côtoyai le lac de Thunn , qui a cinq lieuesde longueur fur une lieue de largeur, &r dontle bassin est très-beau. Vers fa rive méridionales’éleve un rempart immeníé de roc vif, & presquevertical, qui monte jusqu’aux nues, &r va ens’abaiíïant du côté de l’orient.
En longeant le lac de Thunn, le terrein vaen s’élevant durant l’espace de trois lieues, &il est parsemé de villages. Vers les deux tiersdè fa longueur, je commençai à m en éloignervers le midi, toujours en m’élevant. Ailleurs,on nommeroit ceci une montagne; en Suisse,ce n’est qu’une inégalité du fol. Du haut, si onle veut, de ce tertre, ma vue glissant entre lesinterstices des montagnes, atteignit à une desTome IL Q