Voyage
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montagnes écroulées, par lesquels j'arrivai anvillage de Brientz. J’y entrai à midi , mais lalassitude , &: la perspective d’une barque quidevoit partir le lendemain matin , me déter-minèrent à y passer le reste de la journée.
Le lendemain , de grand matin, nous nousembarquâmes fur le lac ; la traversée fut desplus tranquilles, & nous allâmes prendre terreà l’endroit où l’Aar fort du lac de Brientz pourtraverser en serpentant les plaines rases &c uniesqui vont se terminer au bord du lac deThunn.
.Je vis en passant le bourg d’Unterléven, &cla petite ville d’Interlaken, situés l’un l’autreentre les deux lacs de '1 hunn & de Brientz.Celui-ci a trois lieues de longueur, fur une derni-lieue de largeur. En quelques endroits, il estprofond de cinq cents cinquante toises. On ypêche une espèce de harengs que l’on vend des-séchés à la fumée. '
La grande plaine, basse & unie, qui est entreles deux lacs , offre un verger ouvert & fansclôture. Cette plaine fut autrefois le fond d’unlac, lorsque ceux de Thunn & de Brientz n'enfaisoient qu’un. Ce lac unique ne sè terminoitmême point au lieu où finit celui de Brientz;son bassin s’étendoit juíqu’au fond de la valléeque traverse l'Aar avant de s’y jeter. Ce lac avoirplus détendue que n'en ont aujourd’hui ceux
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