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Tome second.
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en Suisse.

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sente un réduit redoutable : ici, j’y entrai avecjoie, j’y dormis avec íëcurité, 8c l’idée mêmedu danger ne se présenta point à mon espritsous un ciel où des loix conformes à la Naturen’ont point dégradé les hommes. Du laitchaud fans sel, du pain dur, Lc du fromage meprésenterent un repas délicieux, & furent lesseuls mets que me servit mon Hôtel *

Au pied de l’hospice est une excavation- pro-fonde & à fond de cuve, d'environ deux centstoises de diamètre, environnée de hautes mon-tagnes. Le fond en étoit à sec; mais, par l’inspec-tion des lieux, je jugeai que les eaux dévoients’y engoufrer, puisque cet endroit étoit le récep-tacle nécessaire des eaux qui y descendent desmontagnes environnantes, Sc dont l’abondance-doit être prodigieuse, sur-tout lors de la fontedes neiges.

II étoit encore de fart bonne heure lorsquej'arrivai à l’hospice, Sc je voulus y descendreavant la nuit. Je reconnus effectivement fur lefond quatre ou cinq bouches, de plusieurs piedsde diamètre, en partie obstruées par la vase, 8cqui engloutissaient les eaux. J’en conclus que celieu étoit le bassin d’un lac périodique, &c c estce que me confirma mon Hôte à mon retour àla hutte. 11 est des faisons où les montagnes en-voient beaucoup plus d’eaux que les entonnoirs-

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