en Suisse.
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SUITE DU GEMMI.
JE partis de grand matin. Au sortir de cet asyle,sans lequel j’eusse couché fur la roche, je con-tournai le lac périodique, & par un intersticedes montagnes, je débouchai fur le lac de Dau-ben, qui m’offrit un spectacle du plus vif intérêt,qûoiqu’il ne me fûtpointinconnu. Les montagnes,en se repliant de droite &: de gauche, laissent entreelles un vaste espace, dont le fond est occupépar le lac. Ces montagnes, à l’ouest, font char-gées d’immeníes glaciers, qui versent un fleuveégal à la rivière de Marne, à son embou-chure. Le lac en est le réceptacle. II reçoit sanscesse les flots accumulés que lui fournit cetteriviere impétueuse ; il ne regorge point ! il reçoittoujours, &r ne rend rien, par aucune issue quel’on connoisse. ,
Ce n est point ici le cas de la mer Caspienne,&r de quelques autres lacs d’Asie, qui reçoiventde grandes rivières, & ne se déchargent par aucunendroit ; tels seroient avec la mer Caspienne lelac d’Aral, le lac de Baical, & la mer Morte.Leur superficie est assez étendue pour que l’éva-poration enleve une quantité d’eau équivalenteà celle que leur charrient les rivières, &c la chose