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Tome second.
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Voyage

2.50

sulceptible de calcul est; démontrée par cettevoie. Ici la superficie du lac n’offre pas un astergrand développement pour que l’évaporationpuisse enlever la millième partie seulement deseaux qui s’y rendent.

Mais il y a, dans le fond du lac, des bouchesou entonnoirs qui engloutissent les eaux qui des-cendent perpétuellement des glaciers. Dans destemps plus chauds, la fonte des glaces donne-t-elle plus d’eaux que les entonnoirs n’en en-goufrcnt, le lac croît, la superficie s’en éleve.En donne-t-elle une quantité sensiblement égale,le lac reste à la même hauteur, il ne croît niil ne décroît : la riviere veríè-t-elle en moindreabondance que les entonnoirs n’absorbent, 011voit alors le lac diminuer, ôc c’est ce qui arriveen hiver.

J’ai rencontré en Suisse plusieurs phénomènesde cette eípèce ; mais de tous les lacs dont leseaux s’engoufrent dans la terre, celui-ci pré-sente ou les plus grands entonnoirs, ou les plusmultipliés.

Ce lac a une demi-lieue de long, fur un demi*quart de lieue de large. Les rochers qui l’envi-ronnent ne présentent aucune trace devegétation..Les eaux qu’il engloutit, reparaissent, dit-on ,à sept lieues de là dans le Vallais. Je n’eus point