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Tome second.
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en Suisse.

M*

de peine a admettre dans le lit du lac cesbouches absorbantes, loríqu’aprcs avoir battutout le fond de la vallée, j'ai reconnu qu'il estsemé de gouffres, dont il sst fréquemment cica-trisé. II s’en est même ouvert sor le chemin;íì le lac eût couvert tout le fond de la vallée, ils’y fût trouvé plus de deux mille entonnoirs pouren absorber les eaux. II est des endroits où lestranches de pierres, qui sont toutes verticales,fe sont enfoncées ; ailleurs, plusieurs ensembleont fléchi, &r se sont affaissées. Dans le dégel,ou dans les temps humides, il y auroit du dangerà parcourir, comme je l’ai fait, le fond de cettevallée : les terres qui ont rempli les intervallesde quelques crevasses, pourroient céder sous lespas, cette vallée recele indubitablement descayités horribles.

Mais ce qui me frappa d’étonnement, c’est,à soixante pieds plus haut que la surface du lac,les deux glacis contigus qui lui sont parallèles,l’un d’cnviron deux cents toiles de long, l’autreencore plus étendu, sor lesquels, dans la profon-deur des siècles, battirent des nappes d’eaux depareille étendue. Ces glacis, à la hauteur de dix-huit cents toises, portent l’empreinte manifeste duséjour &- du mouvement des eaux! Pour monu-ment de leur existence, elles y ont laissé leurs