V O Y A G E
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que, vers le milieu de cette descente, il falloitpasser sur un petit pont de bois, suspendu pardes chaînes de fer, au-dessus des précipices. Enquelques endroits, le sentier est pris lur le taludd’une terre légere, mêlée de cailloutages qui,détrempée par les pluies, fuira un jour fousles pas.
Vers le bas de la descente , je remarquai unbloc de quarapte ou cinquante pieds de haut,entièrement détaché de la montagne, reposantsur un mentonnet assez foible, & menaçantverticalement le chemin ; le moment de la chutene m’en a pas paru éloigné : la voie des pas-sans , le mouvement des mulets chargés , uncoup de vent, ou quelqu’autre accident la dé-termineront. Malheur à ceux qui en seroientde trop près les témoins.
Chemin faisant, je sus tenté de donner lebranle à un bloc que la moindre impulsionprécipitoit perpendiculairement dans des abîmeseffroyables, mais une prudente circonspectionme retint : la masse de ce bloc, l’accélérationde sa vitesse dans la chute, eussent déterminécelle d’une partie des rochers gercés, excavés,entrouverts &c menaçans de toutes parts.
C’est dommage, cependant , que les enton-noirs disséminés dans le fond du lac de Daubenabsorbent les eaux du fleuve qui y verse. .Sans