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cela la surface du lac exhaussée eût produit,du côté du Vallais , la plus magnifique, la plussuperbe, la plus imposante cascade qui existedans les deux mondes !
Des bords du plateau jusqu’au chevet de lavallée, il y a environ deux heures de chemin.Dans cette descente, mes yeux se fixerent avecsurprise sur un réduit précédé d’une tribuneen menuiserie, scellée contre le roc, dans unendroit où la montagne coupée à pic laisse,au-dessus &: au-dessous, des espaces prodigieuxcontre cet énorme rempart ! ni anneau, nicrampon, ni inégalités qui puissent donner prise ;& la place ne paroît absolument accessible qu’auxoiseaux! Ce réduit est un corps-de-garde.
Forcé d’admettre la possibilité de cet ouvrage,puisqu’il existe, je recherchai les moyens qu’onavoir pu mettre en usage pour appliquer l’indus-trie humaine à une pareille hauteur, dans unlieu qui paroissoit devoir l’exclure à jamais. Jen’en vis d’autre que l’emploi des cabestans posésfur les hauteurs, au moyen desquels des hommesattachés à des cables se seront suspendus fur desabîmes horribles , & seront descendus contrele rocher, à l’endroit où l’on a établi la guériteen question. C’est un corps-de-garde qui com-mande le sentier étroit, scabreux ôc pénible parlequel on descend la montagne pour pénétrer