en Suisse.
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Après une marche de cinq heures , j’entraià Sion, Capitale de tout le Vallais, vers le milieuduquel elle est placée, près de la rive droite duRhône. Elle est traversée de la petite rivierede Sion , qui lui donne son nom, &r qui pour-roit y entretenir une propreté qui ne s’y retrouvepas ; elle est , au contraire, extraordinairementsale & mal-propre. Joignez à cela la vue desCrétins qu'on y apperçoit de toutes parts dansles rues, dans les places publiques, dans l’in-ré rieur des maisons, & l’on aura l’idée d’uneVille dont le séjour est fort triste. L'intérieur•des maisons est noir, enfumé ; le désordre & lamal-propreté s’y reproduisent par-tout, & jeprévis ce qui arriva ; tout le temps que j'em-ployai à voir, à examiner & à parcourir cette-Ville , fut un temps de jeûne & d’abstinencepour moi. Cette mal-propreté m'avoit affecté■d’un dégoût universel & opiniâtre, qui s’étenditmême jusques aux œufs frais, & aux fruits quim’étoient servis.
Cette ville est située au pied de deux montagnesisolées qui la commandent, &c fur le sommetdesquelles font deux châteaux forts appartenantà l’Evêque, qui réside quelquefois dans celuinommé Tourbillon. II habite plus ordinairementcelui dit la Majorie, où s’aíïèmblent les Députésdu Vallais, Lc auquel on communique par des