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Tome second.
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Voyage

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neuf cents quatre-vingt-quinze toises au-dessusde la mer, qustre^vingt-dix toises plus haut quela cime du Pic deTénériffe. Dans la traversée deces plateaux, il y a beaucoup à appréhender desavalanches ou chutes de neiges qui n’y font pasrares, & dont les débris couvrent quelquefoisla vallée dans toute fa largeur.

Arrivés, comme nous Pavons dit, furie secondplateau > on se mit à excaver les neiges à l'endroitoù on devoit passer la nuit. Le baromètre n’yétoit qu’a dix-sept pouces dix lignes par unefuite de la rareté de Pair. Et cette raréfaction del’élément influa tellement fur les travailleurs,que de moment en moment il falloit qu’ils dis-continuassent pour fe faire relayer, en attendantqu’ils relayassent les autres à leur tour. On feprocura de Peau en faisant fondre de la neige.

Le lendemain on s’éleva au troisième & dernierplateau, de-là on se dirigea sur le rocher le plusélevé à lest de la cime. La pence est extrême-ment rapide, & de trente-neuf degrés en quel-ques endroits. Par - rôtit elle avoisine des pré-cipices ; &c la surface de la neige étoit si dure& si glissante, que, pour assurer leurs pas , ceuxqui marchoient les premiers étoient obligés de larompre avec une hache. Au-dessus du rocher,Pair est si rare que les forces s’y épuisent très-promptement; & près de la cime, on ne pouvoir