Voyage
grande partie de la preíììon accoutumée del'atmosphère. Vappétit y manquoit ; Lc les cora-mestibles, qui s'étoient gelés en route , n étoientpas fort propres à l’exciter. Deux des guides nepurent y tenir , Lc il leur fallut redescendre. Uncoup de pistolet tiré fur la cîine, ne lit pas plusde bruit qu’un petit pétard de la Chine n en faitdans une chambre. Les pulsations du pouls yétoient presque doubles en vitesse qu’elles ne lefont dans la plaine, & leau s’y convertissoiten glace. II fallut beaucoup de temps & de peinepour allumer du feu fans lequel on eût manqued'eau, & M. de Saussure y resta jusqu a troisheures & demie pour y faire des expériences très-. intéressantes.
On descendit plus aisément qu’on ne l’avoit..espéré, parce que la disposition du corps endescendant ne comprime point le diaphragme,& ne gêne point la respiration. Au reste , le soleiléclairoit si vivement les précipices qu’on avoitions les pieds , qu’il étoit difficile de ne pas en êtreeffrayé. Les crêpes noirs dont on s’étoit pourvu&: dont nos voyageurs s’étoient enveloppé latête , a voient préservé leurs yeux & leurs visages,tandis que ceux qui les avoient précédés danscette course, étoient revenus presque aveugles
le visage brûlé & gercé jusqu’au sang , par laréverbération des neiges.