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Tome second.
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en Suisse.

à la présence des lumières, &: qui, plus d’unefois, a suffoqué les travailleurs. Le roc , imprégnéde sel, est lavé par des eaux qui forment ensuiteles sources salées, distantes de Le vieux ; les unesd'une lieue, les autres d’une demi-lieue. Eliesfournissent annuellement environ neuf mille quin-taux de sel. Dans ces souterrains est une granderoue de trente-fix pieds de diamètre, qui estmise en jeu par un filet d’eau douce qui tombede la montagne ; cette roue fait mouvoir deuxpompes aspirantes qui élèvent les eaux saléesdans un réservoir d’oú elles se rendent à Bevieux.Ces salines appartiennent à l’Etat de Berne quiles fait exploiter. Partie des eaux dont onobtient le sel sont conduites à Bevieux ; la sourcela plus salée donne en sel plus du dixieme deson poids. M. Coxe dit que ces salines aveccelles d’Aigle rendent annuellement 375,000 liy».de notre monoie, toutes dépenses prélevées ; ellesrendent quarante mille liv. tout au plus; maisce qui produit au gouvernement cette sommede 375,000 livres, c’est la vente qu'il fait auxsujets de l’Etat, du sel que la France lui fournit,en vertu des traités, à deux fols &r demi la livre,fie qu’il revend trois sols. fie deux deniers- denotre monoie, la livre de dix-huit onces.

Près de Bevieux, On trouve du soufre vierge ,ou natif, très-pur fie d’uïi® belle couleur citrine.

Tome II. V