Voyage
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íès eaux entre deux rochers fort rapproches, fepaííe fur un pont d’une feule arche de médiocregrandeur, & que quelques-uns croient de cons-truction romaine ; je ne l’ai pas jugé tel. Quoi qu’ilen toit, c’est la limite de l’Etat de Berne & dela République de Vallais. Chacun de ces deuxEtats a la moitié du pont contiguë à sesdomaines. A l’entrée du pont du côté de Saint-Maurice, la montagne d un côté 6e le Rhône del’autre , laiífent entr’eux un passage d’une grandeimportance qui eít la clef du Vallais, & qui peutêtre fermé avec une poignée de monde.
A une lieue environ du pont de Saint-Mau-rice, ensuivant quelque temps le chemin d’Aigle,le voyageur va chercher dans les montagnes lessalines renommées de Bex ou Bevieux; Lestravaux que l’Etat de Berne a entrepris pourparvenir aux sources salées, pour élever leseaux &■ les conduire dans les chaudières deBevieux, font dignes de la prévoyance de coura-geux Républicains, fortement animés du bien-être de la Patrie. Ici, ce font des chemins louter- .rains ouverts à travers le vif de la montagne : là ,c.’est un puits de quatre cents pieds de profon-deur 6c de-quinze pieds en quarré ; ailleurs, desréservoirs, des galeries, des conduits souterrains ;quelquefois, en creusant, on fe trouvoit dansdes endroits remplis de soufre qui prenoit feu,
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