e rí Suisse.
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Qu’on élevs une pyramide comme monumenthistorique : qu’on en éleve pour rappeller auxhommes , pour rappeller à tout un Peuplédes faits ou des révolutions qui les intéressent,êc parler aux races futures : qu’on en éleve pourperpétuer des actes de justice, de bienfaisance,de dévouement pour la patrie ; qu’on en éleveíur ce champ où le vaillant Turenne atteint d’unglobe meurtrier, emporta les regrets d’une grandeNation , ou dans cette Iste éloignée où l'auda-cieux Cook succomba fous les flèches des Sau-vages , &: ensevelit peut-être avec lui l’efpérancedes découvertes que nous promettoit son intré-pidité ? tout cela est dans Tordre. Mais qu’onérige une pyramide pour le très-petit motif d’unésatisfaction domestique; qu’on l’érige, commeauprès de Morges, à Tend toit où une femme dequalité, étrangère , rencontre fa fille qui vientla visiter, &r au-devant de laquelle elle portoitses pas ? cela est rbut au moins fort ridicule. Laterre feroit jonchée de pyramides si on en élevoitpour de pareils sujets. Un monument public nedoit fe décerner que pour des événemens qui in-téressent la chose publique, & il est étonnant quele Sénat dê Berne ait permis l’érection de celui-ci *il est étonnant encore qu’il le laisse subsister.
ROLLE, que je trouvai en suivant les bords dtî
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