Voyage
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brigues , les intrigues des Conseils inférieurs.}lorsque, pour grossir leur parti, il les vit em-ployer les moyens de séduction, en flattantl’ambition des uns, la cupidité des autres, ilne put plus douter de leurs desseins pervers.L’agitation & les craintes devinrent extrêmes,Sc amenerentau sein de la ville une prise d’armesoù le parti populaire' demeura victorieux. IIresta le maître des portes & des postes intérieurs;quelques-uns même des Magistrats factieux s’ex-patrierent.
Mais ici les Genevois commirent une grandefaute : au lieu de dicter des loix aux Magistratsrebelles Sc consternés, ils consentirent à uneespèce de trêve , durant laquelle le parti abattusongea à se relever 8e à s’appuyer de Paísistancedes Etats voisins, en ne demandant d’abord queleur médiation. Sur les instances 8e les insinua-tions des Magistrats, elle leur fut même offertepar les deux Cantons de Zurich 8e de Berne,concurremment avec la France ; 8e les Genevoisse trouvèrent forcés de l’accepter. Quelle en futl’issue ? il étoit aisé de le prévoir : les DéputésSc Plénipotentiaires des trois Etats firentadopter à la République un Règlement, lefameux Règlement de 1738 , qui, ayant enfreintun des principes fondamentaux de la constitu-tion , prépara les dissensions, les troubles, les