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Tome second.
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Voyage

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de rédiger un code général , qui mît toutes lesioix de l’Etat à portée de chaque Citoyen.

L/inexécution de cette loi, & l’odieux attentatdes Magistrats, qui avoient osé contester la sou-veraineté du Conseil général donnerent lieu,en 1776 , à de nouvelles plaintes de la part desCitoyens. Les Cantons de Zurich & de Bernerefusèrent d’intervenir dans cette querelle. II leurparut naturel de croire que , lorsqu’une Bour-geoisie nombreuse , sage & éclairée se plaint& se réunit , la raison est pour elle , ainsi quel’autorité. Les choses en vinrent donc derechefà un éclat ; & , la nuit du s au 6 Février 1781,les Citoyens s’emparerent de l’hôtel-de-ville ,des portes de Genève , de l’arsenal, &r de lacaille de l’Etat, ce qui ne se fit pas fans coupférir. Les Magistrats consternés promirent ; maisils éludèrent leurs promesses , &r on prit denouveau les armes en 1782.. A cette derniereépoque , le désespoir & l’obscurité de la nuitsembloient devoir rendre cette catastrophe plusmeurtrière qu’elle ne le fut. Tandis que quelques-uns enveloppèrent Fhôtel-de-ville , d’autre cou-rurent s’emparer des différens postes occupéspar la garnison : ce qui ne lè fit point sans qu’ily eût, de part &r d’autre, des coups de fusilstirés aux portes Neuve &: de Cornavin. On sesaisit des principaux chefs des séditieux -, on