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Tome second.
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en Suisse.

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les retint en otage. On vit la nécessité de dissoudreles Conseils, & d’en.créer de nouveaux : on le fit ;le cri général l’avoit indiqué comme moyenunique de sauver la République. L ? avàs una-nime avoit été que le Conseil Général, le Sou-»verain de l’Etat , voyant les Corps exécutifssoulevés contre lui , il devoir reprendre tousses droits ; que , dès qu’il ne pouvoir plus avoirconfiance dans ses officiers, il ne devoir , ni nepouvoit plus laisser l’Adminiítranon entre leursmains.

Toute l'Europe applaudit à cette démarchedes Genevois. La révolution étoit faite , la sû-reté publique assurée ; la République se trou-voit rétablie sur ses antiques fondemens ; lesgermes des dissensions étoient anéantis, ôc Ge-nève , prête à goûter les fruits de fa constance,alloit reprendre son éclat &r son lustre. Maisla jalousie du Conseil de Rente , l’indifféreneeaveugle de la Suisse , & la clémence des Ge-nevois envers les Chefs de la conspiration pré-parèrent la triple, alliance de Berne , dé laSavoie & de la France , qui forcerent la Ré-publique à plier fous le poids de lturs armescombinées , & à admettre les loix qu’il leurplut de lui dicter !

A cette époque, on vit la scandaleuse pros-cription de braves & généreux Citoyens, quâ

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