Voyage
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de raille hommes, que le Grand-Conseil pou-voir , à fa volonté, porter à douze cents, & quiétoit casernée. Ses pouvoirs étoient si considé-rables , que le Major même pouvoit disposerprovisoirement de la garnison, &s convoquer leConseil militaire, lors même que le Syndic-Président s’y l’eroit refusé.
Voilà ce qu’il y a de plus délicat &: de plusredoutable, confié à un Corps d’Administrateurscomplettement indépendant d u Conseil-Général.Dans un temps de corruption, qu’euslent pules loix &: les formes contre des hommesaudacieux qui auroient eu pour eux la force enmain.
En conséquence de rétablissement de cettegarnison, les Milices Bourgeoise^ avoient étésupprimées, & défenses avoient été-faites à toutparticulier d’avoir dés armés chez lui.,Commentconcilier la souveraineté d’u n peuple avec sopdésarmement ! ' v ..> 3
Les Syndics continuoient d’être élus , par -leConseil-Général, à la pluralité des voix; mais,pour rentrer dans la même charge, il leur sufïì-soit d’avoir le quart des lustrages. Voilà la mi-norité parvenue à être la maîtresse des élections..Maintenant, quel est Phorame qui, une foisparvenu au syndicat, n’eût pas su se ménager, lequart des voix qu’il lui falloit pour n'en plus