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Tome second.
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en Suisse.

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sortir. C’est ainsi qu'on avoit réussi à anéantircette ancienne loi : Que nul ne soit en office, quinesl agréable au Peuple. Par-là ils étoient en étatde braver tous les mécontentemens.

L’exclusion de quatre Sénateurs que le Con-seil-Général pouvoit obtenir chaque année, étoitabolie, &r on lui avoir ôté sélection qu’il faisoicde la moitié du Conseil des Deux-Cents , csqu’il avoir obtenu par ledit de 1768, en com-penlation de la renonciation qu’il faiíoit de soilancien droit, de pouvoir rejeter le total desCandidats qu’on lui p ré lento it pour les premierescharges de la République.

Les Sénateurs étoient élus par les Deux-Cents t& ceConseiU’étoitpâr les Sénateurs. Ces électionscombinées lurent autrefois ce qui rendit inutile aupeuple la formation du Conseil des Deux-Cents.II est rare qu’on ne cherche pas à plaire à ceuxde qui l’on dépend.

Les Citoyens ne pouvoient plus se réunir pourporter dés’ représentations , droit aussi ancienque la République , & qui l’a sauvée plus d’unefois.

Mais, pour compenser la perte de ce beaudroit , il étoit joint, chaque année, trente - sixBourgeois au Conseil des Deux - Cents, pour yopiner íur les affaires publiques, & faire tellespropositions qu’ils jugeraient convenables. Mais

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