Voyage
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ces Adjoints étoient fans fruit pour la bourgeoisiequ’ils ne pouvoient représenter, puisqu’ils n'é-toient pas de l'on choix. D’ailleurs, commentles remontrances de quelques particuliers pou-voient-elles avoir le poids de celles de tout unpeuple! 11 falloit encore que les Adjoints possé-dassent une fortune assez considérable. C’est tou-jours les hommes riches qu’on vouloir flatter,&r pour lesquels on rravailloit.
Le Conseil général conservoit le droit légis-latif; mais la même loi qui le lui confirmoit,donnoit aussi , au Petit - Conseil & atl Conseildes Deux-Cents, le pouvoir de faire des régle-mens qui eussent force de loix, &c qui pussent,comme par le passé, anéantir celles qui émanentde l’autorité législative, c'est-à-dire, du Conseilgénéral.
’ D’ailleurs, que pouVoit ce droit prétendulégislatif, contre les moyens de force qui étoientdans la main des Confeils-Administrateurs ? Quedevenoit-il, su r-tout lorsque , pour lui faire ac-cepter des loix destructives de celles de la Répu-blique, l’on excluoit du Conseil législatif lesdeux tiers de ses membres î Un Corps approuve-t-il lorsqu’il est privé du droit de donner sonsuffrage ?
On avoir réservé au Conseil général le pou-voir de faire des traités, des alliances ; le pou-