CITA PITRE VIII.
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pas les raisons ; mais notre mésintelligence a duréassez long-temps ; je ferai ce qui est requis : ilne doit point y avoir de guerre entre l’abbé deSaint-Gall et le comte de Habsbourg . La fran-chise de ce discours charma l’assemblée, quil’accueillit avec transport, et le comte fut in-vité à prendre place au banquet. Il racontal’issue malheureuse de la fête de Bâle , et fitobserver l’insolence toujours croissante desbourgeois , qui compromettait l’honneur desgentilshommes. A.vaut la fin du repas , les neufcents convives avaient épousé sa querelle. Usaccompagnèrent Rodolphe le jour suivant, avecl’abbé et tous ses vassaux, celui-ci n’étant d’ail-leurs pas fâché de se venger de l’évêque de Bâle qui s’était emparé, quelque temps auparavant,d’une provision de vin qui lui venait par leRhin ; et les bourgeois de Bâle , ainsi que leurévêque, furent obligés d’acheter la paix par unsacrifice pécuniaire. Monsieur l’abbé de Saint- Gall , s’écria ce dernier lors de la signature dutraité , par oit la Sainte Vierge (i) a-t-elle méritél’injure que vous avez faite à son évêque ? Mon-sieur de Bâle , répondit l’abbé, par où Saint-Gall avait-il mérité de la Sainte Vierge que vouslui buviez son vin P
Quoiqu’il entrât dans la politique de l’empe-