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ESSAI HISTORIQUE,
gistrat; ils appelaient la bourgeoisie leur hon-neur, et se montraient prêts à lui sacrifier leurvie avec toute l’énergie qu’inspire l’honneurpersonnel dans d’autres pays, et avec tout lezèle d’un sentiment religieux sur lequel aucuneconsidération humaine n’a d’empire. Leur obéis-sance filiale approchait de la sévérité romaine.Les chroniques représentent la jeunesse deBerne toujours sous les armes, et ne respirantque les combats : aussitôt qu’un messager seprésentait aux portes du sénat, ou que le tocsinse faisait entendre, on la voyait pleine d’allé-gresse, dans l’espérance d’être menée à l’en-nemi; les ponts suffisaient à peine aux bandesguerrières qui se précipitaient au premier ordre.Tout l’art de la guerre semblait alors consisterdans le courage des soldats. Nous ne suivronspoint les auteurs contemporains dans le détailfastidieux de leurs guerres perpétuelles, et nousnous arrêterons seulement à ce qui peut mar-quer l’état des moeurs et de la civilisation.
Les Bernois faisaient le siège de la ville deLanderon , entre les lacs de Neuchâtel et deMorat ; ils étaient sur le point de faire brèchepar le moyen de certaines machines de guerreappelées chats, lorsque les assiégés trouvèrent
que , est d’un autre côté ce qui en aggrave le* inconve—ni eus et constitue son plus grand danger.