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Tome II.
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ESSAI HISTORIQUE,

gistrat; ils appelaient la bourgeoisie leur hon-neur, et se montraient prêts à lui sacrifier leurvie avec toute lénergie quinspire lhonneurpersonnel dans dautres pays, et avec tout lezèle dun sentiment religieux sur lequel aucuneconsidération humaine na dempire. Leur obéis-sance filiale approchait de la sévérité romaine.Les chroniques représentent la jeunesse deBerne toujours sous les armes, et ne respirantque les combats : aussitôt quun messager seprésentait aux portes du sénat, ou que le tocsinse faisait entendre, on la voyait pleine dallé-gresse, dans lespérance dêtre menée à len-nemi; les ponts suffisaient à peine aux bandesguerrières qui se précipitaient au premier ordre.Tout lart de la guerre semblait alors consisterdans le courage des soldats. Nous ne suivronspoint les auteurs contemporains dans le détailfastidieux de leurs guerres perpétuelles, et nousnous arrêterons seulement à ce qui peut mar-quer létat des moeurs et de la civilisation.

Les Bernois faisaient le siège de la ville deLanderon , entre les lacs de Neuchâtel et deMorat ; ils étaient sur le point de faire brèchepar le moyen de certaines machines de guerreappelées chats, lorsque les assiégés trouvèrent

que , est dun autre côté ce qui en aggrave le* inconveni eus et constitue son plus grand danger.