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Tome II.
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CHAPITRE X.

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moyen denlever ces machines avec de grandscrochets, et de les passer par-dessus leurs mu-railles. Les assiégeans, furieux du sort inopinéquéprouvait leur artillerie, sen prirent à loffi-cier qui la commandait, et lui firent couper latête; mais dailleurs ils lenterrèrent avec tousles honneurs dus à son rang.

Lucerne , lasse de la domination oppressivedesducs dAutriche,obtintdes Waldstetten dêtreadmise dans la confédération. Sonrang est celui de troisième canton. Les habitansétaient divisés en deux partis; le moins nom-breux, composé des principales familles, con-spirait contre la majorité, ennemie de lAu­ triche : ses menées furent découvertes, et lonarrêta les principaux coupables; mais les Wald­ stetten , qui vinrent au secours de leurs confé­ dérés , fidèles aux principes de modération quiavaient présidé à leur propre révolution, empê-chèrent les effets de la vengeance, et personnene fut mis à mort, ni même exilé. Le ressenti-ment de la maison dAutriche se manifesta parla défense quelle fit à ses vassaux davoir aucunecommunication avec les Waldstetten .

Jean Donat, baron de Vatz, le seigneur leplus riche et le plus guerrier de la Haute-Rhé-tie, était seul favorable aux Waldstetten , etleur accordait une protection moins honorablequutile. Ce monstre, réalisant la fable de Pro-