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Tome II.
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Io8 ESSAI HISTORIQUE,

munauté protégeait ses bourgeois, envers etcontre tous, se fait voir par la clause remar-quable dune loi de Zurich , quoique son objetfût de limiter cette meme protection , puis-quelle stipulait que la ville ne serait point com-promise dans une guerre particulière par le faitdun nouveau bourgeois pendant les six premiersmois après sa réception. Nous retracerons ici,sans nous attacher à aucun ordre particulier,quelques détails sur les mœurs et coutumes dupeuple de Zurich , dans les premiers temps deson accession à la ligue helvétique au quator-zième siècle. Lhistoire est peu riche en faits decette nature, qui cependant peuvent seuls don-ner une idée de la constitution pratique dunpays. Les bourgeois se rassemblaient au sondune grosse cloche, sur une esplanade, danslenceinte des murailles, pour délibérer sur lesaffaires publiques, décider de la paix et de laguerre, régler le prix des provisions et les éta-lons des poids et mesures, que lon suspendaità un pilier de la chambre du conseil. Le clergéétait consulté dans les affaires de quelque im-portance. Les bourgeois étaient obligés de con-courir à lélection des membres du conseil tousles quatre mois, sous peine de perdre leurs pré-rogatives ; et le jugement sur la légalité des élec-tions appartenait à lempereur. Ce conseil étaitcomposé de douze chevaliers et vingt-quatre