Band 
Tome II.
Seite
109
JPEG-Download
 

CHAPITRE XI.

10 9

bourgeois, en trois divisions, servant successi-vement. Les membres étaient choisis parmi unpetit nombre de familles. Tout procès danslequel les gens déglise se trouvaient intéressésétait porté devant une cour ecclésiastique, com-posée de trois chanoines choisis par la com-mune et les deux chapitres. Cependant la mai-son dun prêtre nétait pas inviolable au mêmedegré que celle dun bourgeois : un assassinpouvait être arraché de lune et non de lautre.Le port darmes était défendu, sous peine dedix livres pour un couteau à la ceinture, et vingtsil était caché. Les femmes publiques étaientdistinguées par leur vêtement, étant obligées deporter une capote rouge. Personne 11aurait oséinviter plus de vingt mères de famille à sesnoces, ni avoir plus de deux hautbois, deux vio-lons et deux chanteurs. Les Juifs étaient exposésà toutes sortes dinsultes, comme dans tout lereste de la chrétienté; ils se cachaient avec soinpendant la semaine sainte, et 11e pouvaient êtreprésens à un baptême, sous peine d'une amendede dix marcs. C était pour eux un crime punis-sable de mort que de séduire une femme chré­ tienne . Zurich entretenait des écoles renom-mées, et ses habitans avaient appris à connaî-tre la littérature dautres pays par les étrangersqui fréquentaient leur ville : quelques unes deleurs opinions sécartaient déjà des doctrines