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Tome II.
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Il4 ESSAI HISTORIQUE,

plus voisine de la maison de Rodolphe Brounétait gagnée, et les gens de Rapperswyl, trèsirrités contre lui, étaient attendus à chaquemoment. Rien ne manquait pour assurer lesuccès de la conspiration, lorsquun accidentla fit découvrir. Un jeune garçon boulanger,caché derrière le poêle dune chambre quel-ques uns des conjurés étaient rassemblés, en-tendit leur conversation , et trouva moyen dedonner lalarme à Rodolphe Broun, qui sé-chappa avec tant de précipitation, quil neutpas même le temps de se chausser, et courutnu-pieds vers lHôtel-de-ville : son ( domestique,qui le devançait, fut tué ; mais il passa en répé-tant le mot du guet des conspirateurs ( Peter -inan ) quil avait appris. Fermant sur lui la portede l'Hôtel-de-ville,il donna lalarme des fenêtres :quelques bourgeois sonnèrent les cloches; toutela ville fut bientôt sur pied : on sarmait sanstrop savoir pourquoi,et contre qui. Cependant,les conspirateurs déconcertés furent battus ; ungrand nombre périt dans les rues; dautres senoyèrent en traversant la Limath ; quelquesuns échappèrent en se mêlant parmi les bour-geois. Rodolphe Broun assouvit sa vengeancesur les prisonniers, qui furent ou décapités,ou roués vifs devant leurs portes. Les corps deceux qui avaient été tués pendant lattaquerestèrent pendant plusieurs jours dans.les rues,