CHAPITltE XI. 1 1 3
particuliers ; pour le corps politique commepour le corps humain, lorsque l’un ou l’autredevient infirme ; car le malade a toujours peurque le remède ne soit pire que le mal; et,bien qu’il croie à l’art, il n’ose croire à l’artiste.L’histoire de cette révolution, comme cellede toutes les autres, est peu propre à ranimerla confiance. Rodolphe Broun se montra sansdoute habile politique, et même bon adminis-trateur : il fit agréger Zurich à la confédérationsuisse , et obtint de la déférence modeste desWaldstetten , que cette ville fût placée au pre-mier rang parmi les cantons (i) : mais sa tyrannie(A. D. i35i) n’en fut pas moins cruelle.Les opprimés tramèrent une conspiration con-tre son gouvernement et sa vie, et le secret,quoique connu de sept cents personnes, futfidèlement gardé. La veille de l’exécution ducomplot, Ulrich de Bonstetten s’était rendu àZurich avec une suite nombreuse de cavaliers,sous prétexte de faire visite à une parente; lecomte de Habsbourg y arriva le soir; Bérangerde Landenberg escalada le rempart ; la garde la
(i) Les Waldstetten , c’est-à-dire Uri, Schwitz et Un-dervàlden , quoique fondateurs de la confédération hel-vétique , ont cédé les premiers rangs à Zurich , Berne etLucerne , et ne forment eux-mêmes que les quatrième,cinquième et sixième cantons.
U.
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