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Tome II.
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CHAP1THE XII.

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La simplicité de mœurs qui caractérisait les ci-toyens de cette première ville nétait pas légalité;à peine jouissaient-ils de la liberté dans le sensmoderne; car lautorité reposait à peu près sanspartage entre les mains dun certain nombre defamilles originairement illustrées par des ver-tus et des talens, ou par une extraction noble;et les magistrats, généralement choisis parmices familles, consultaient peu le reste dupeuple, mais décidaient par eux-mêmes ce quiconvenait à la prospérité, à lhonneur et à lasûreté de la république. Les dangers auxquelscette république était continuellement exposéede la part d«s ducs dAutriche et des grands-ba-rons, et la nécessité urgente dy pourvoir, nepermettaient pas encore de porter un œil ja-loux sur le gouvernement.

Lagriculture et la guerre formaient les seulesoccupations des patriciens, tandis que les quatremétiers de boucher, boulanger, tanneur et for-geron , formant autant de tribus distinctes, em-ployaient le reste des citoyens; les carriers outailleurs de pierre formèrent ensuite une cin-quième compagnie; lart du fileur et du tisse-rand était probablement pratiqué seulementdans lintérieur des familles. La simplicité desbesoins laissait beaucoup de loisir, et cette ac-tivité qui se dirige chez les modernes vers tantd'objets divers, nen connaissait alors quun