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seul, et c’était la guerre. On ne peut lire l’his-toire des premiers temps de Berne sans êtrefrappé de la ressemblance que son gouverne-ment et ses moeurs présentent avec ce que noussavons des siècles héroïques de Rome : ons’étonnera aussi d’apprendre que les conquêtesdes Romains, jusqu’à la prise de Veïes, furentmoins considérables que celles de Berne dansle même espace de temps, quoique Rome n’eùtpas le désavantage d’avoir, comme Berne , desétats puissans pour voisins et pour ennemis.
L’excommunication de l’empereur Louis deBavière fournissait à Berne une raison spé-cieuse pour ne pas reconnaître l’autorité del’empire; mais cette hardiesse d’une petite ré-publique de bourgeois ajoutait beaucoup aunombre et au zèle de ses ennemis, non seule-ment parmi les seigneurs, mais encore dansquelques villes; celle de Fribourg était de cenombre. Les Bernois connaissaient leur danger,et ne négligeaient rien pour s’en garantir; ilsfirent des propositions libérales qui furent re-jetées, et les forces réunies, de l’empereur, desnobles et de plusieurs villes, menaçaient déjàla petite ville de Laupen, sur leurs frontières;l’avoyer de Bubenberg s’y jeta avec six centshommes déterminés à la défendre jusqu’à leurdernier soupir. L’armée impériale était compo-sée de sept cents seigneurs portant des casques