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Tome II.
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et un jour; mais cette sentence cruelle futannulée quatorze ans après, malgré la résis-tance de ses ennemis. La chronique rapporteque pendant les débats qui eurent lieu à cesujet, le greffier prétendant ne pas pouvoirtrouver dans le Handfeste ( charte de Berne ,donnée par lempereur Frédéric ) certain pas-sage favorable à lillustre exilé, un ami de cedernier lui jeta au visage une poignée de cerisessauvages , et ramassant la chaste que cetteattaque imprévue avait fait tomber de sesmains, lut le passage à haute voix. Le peuple,qui avait applaudi à la sentence lorsquelle avaitété rendue , applaudit encore lorsquelle futcassée , et demanda la bannière de la ville pouraller au devant de l'illustre exilé. Lavoyer quiétait son ennemi, et refusait cette bannière , sevit forcé à la donner par la fenêtre de la maison il sétait renfermé. Le fils de Bubenberg futélevé à la dignité davoyer.

Bodolphe dErlach ayant atteint un âge fortavancé, sétait retiré dans la maison quil tenaitde son père , à Beichenbach , sur lAar , à unelieue de Berne , il menait une vie patriar­ cale . Un jour quil se trouvait seul, ses ser-viteurs étant au travail dans les champs, songendre Rudenz dUnderwalden, avec qui ilétait en querelle au sujet de ses dettes et de lafortune de sa femme, prit une épée qui peu-