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un mois; nul 11e pouvait, sans permission , sémontrer en armes clans la ville, et l’avoyerfut investi de la puissance dictatoriale dans lescas de rébellion. Il paraîtrait même que legouvernement eut recours à une ruse de tousles temps, celle de conspirations prétendues,afin de justifier ces mesures. On ne saurait nierque le succès avec lequel Rodolphe Braun s’étaitservi du peuple pour l’établissement de sa lon-gue et sanglante tyrannie à Zurich , ne dût pres-crire des précautions extraordinaires : cepen-dant comme la justice ne diminue en rien lepouvoir, et qu’au contraire elle enlève à sesennemis les gens sages et modérés qui pou-vaient se trouver parmi eux, il semblerait tou-jours de la bonne politique ainsi que de labonne morale, tout en réprimant les factions,de réformer les abus qui leur servent de pré-texte. Muller croit que ce fut l’influence dugrand-conseil , puissance plus mitoyenne alorsquelle ne l’a été depuis, qui sut garantir legouvernement des attentats de la démocratie,plutôt que les mesures dont on vient de parler.
Tandis qu’à Berne une certaine élévation decaractère et des moeurs simples et sévères re-traçaient fortement l’ancienne Borne , à Zurich la constitution semblait plus favorable au dé-veloppement de l’esprit et au progrès de la civi-lisation; Lucerne était inférieure à ces deux