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Tome II.
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CHAPITRE XVII. l'JI

très rarement changé, faisait lorgueil de ladixième génération comme de la première ; degrandes coupes dor et dargent couvertes de de-vises et darmoiries ciselées avec le plus grandsoin décoraient leur table. Les armes et leschevaux étaient toujours décrits avec complai-sance dans le testament dun sénateur. Dans laplupart des familles, les bégards et les béguines( moines et religieuses ) sétaient emparés dugouvernement domestique, et les mariages sur-tout étaientdu départementdes religieuses, delles avaient reçu un sobriquet plus expressifque décent. Berne seule contenait vingt couvensdordres mendians qui donnaient lexemple dela licence et du désordre, et le schisme scanda-leux qui divisait depuis si long-temps lÉglisede Rome , attirait nécessairement lattentiondes peuples sur les abus dont cette Église étaitremplie. Un savant dominicain, appelé Nicolasde Landau, qui avait étudié les grands livresenchaînés dans la bibliothèque de son couvent ,entreprit de faire la guerre aux ordres men-dians , et fut secondé par dautres ecclésiasti-ques qui prêchèrent contre eux avec tant dezèle et tant de succès, que les coupables sesti-

nom de Zegerli, paraît, daprès son testament en i 3Ô7,avoir égalé ou surpassé une année du revenu de la ville deBerne.

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