CHAPITRE XVII.
I 7 7
i 423, nus en chemise, et armés d’épées ;ils combattirent en présence du landamannTschoudi, et de soixante juges, ainsi que detout le peuple, excepté les parens respectifs.La victoire fut long-temps incertaine, mais ellese déclara à la fin du côté de la justice; le cri-minel, atteint d’une blessure mortelle, recon-nut, avant d’expirer, qu’il avait mérité sonsort.
Le simple duel n’était pas moins autorisé quele combat judiciaire dans le quinzième siècle;les chroniques ont conservé des particularitésassez curieuses sur un de ces duels. Un Espa gnol , don Juan de Merlo, se trouvant à Bâle ,(A.D. i4^8) publia le défi suivant, qui semblemettre Ceux du chevalier de la Manche au rangde simples faits historiques : Je suis d’une fa-mille noble d’Espagne ; j’ai visité cent pays di-vers, et vu un millier de villes; mais je n’ai en-core rencontré personne qui osât se mesurer avecdon Juan de Merlo. Ce discours blessa au vifHenri de Ramstein, qui défia l’arrogant étran-ger. Les deux champions devaient tenter l’uncontre l’autre un coup de lance, trois coups dehache d’armes et quarante coups d’épée : lecombat eut lieu sur la grande place de la ca-thédrale de Bâle , en présence du margraveGuillaume de Rœleln, juge du camp, et decinq autres seigneurs qui lui servaient d’as-ii. 12