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tagnes , les Appenzellois eurent tout le loisirde raconter, pendant les longues nuits d’unhiver des Alpes , les merveilles de la dernièrecampagne(r),en se préparant pour la suivante :il leur suffisait pour cela d’aiguiser la halle-barde et l’épée, qui formaient pour eux tout lematériel de la guerre, et à la pointe desquellesse trouvaient leurs magasins de vivres. Cepen-dant leurs alliés de Saint-Gall avaient un sujetd’inquiétude qui ne leur permettait pas dejouir aussi pleinement du triomphe commun:l’abbé s’était éloigné sans laisser un seul prê-tre , de sorte qu’on n’y disait plus la messe; ilavait même emporté les reliques. Étant déter-minés à les ravoir ainsi que leur abbé , ils l’en-levèrent de Wyl où il était, et le ramenèrent.pour lui faire dire la messe contre son gré.L’abbé, dompté par ses malheurs, s'humiliadevant le vainqueur, et obtint sa commiséra-tion.
Les confédérés de Saint-Gall et d’Appenzel suivirent pendant cinq campagnes successives