Band 
Tome II.
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1 88 J:'SS AI ÜISTORIQUE, _

tagnes , les Appenzellois eurent tout le loisirde raconter, pendant les longues nuits dunhiver des Alpes , les merveilles de la dernièrecampagne(r),en se préparant pour la suivante :il leur suffisait pour cela daiguiser la halle-barde et lépée, qui formaient pour eux tout lematériel de la guerre, et à la pointe desquellesse trouvaient leurs magasins de vivres. Cepen-dant leurs alliés de Saint-Gall avaient un sujetdinquiétude qui ne leur permettait pas dejouir aussi pleinement du triomphe commun:labbé sétait éloigné sans laisser un seul prê-tre , de sorte quon ny disait plus la messe; ilavait même emporté les reliques. Étant déter-minés à les ravoir ainsi que leur abbé , ils len-levèrent de Wyl il était, et le ramenèrent.pour lui faire dire la messe contre son gré.Labbé, dompté par ses malheurs, s'humiliadevant le vainqueur, et obtint sa commiséra-tion.

Les confédérés de Saint-Gall et dAppenzel suivirent pendant cinq campagnes successives

pour devise en allemand : Que cent mille diables nousemportent si nous ne battons pas ces manans!

(i) Voici comment un auteur contemporain sexprimaitau sujet des triomphes des Appenzellois : Regnabantquein magna superbia, prœtendentes omnium supplantaredominia. Placuit hoc viciais rusticis.