CHAPITRE XVIII. l8g
le cours de leurs victoires , mais éprouvèrent àla tin un échec devant Bregenz , et furent obli-gés d’en abandonner le siège après avoir perdubeaucoup de inonde , et leurs machines deguerre , dont une lançait des pierres du poidsde mille livres. A l’ouverture de la campagne,l’empereur Robert fit comparaître devant lui, à(A. D. i 4o8) Constance, l’abbé de Saint-Gall et ses adversaires. Les députés de l’Appenzel et de Saint-Gall plaidèrent leur cause avecautant de sagesse qu’ils avaient montré de va-leur; ils retracèrent leurs longues souffrancessous le gouvernement du prince-abbé pu de sesbaillis , leur résistance tardive , la sentencepartiale rendue par les arbitres, à laquelle ilsavaient refusé de se soumettre. Nous devionsêtre sommés de comparaître devant le chef del’empire, dirent-ils ( toujours l’empire ) ; aulieu de cela on nous a fait la guerre. Aprèsune enquête qui dura trois semaines, ilsfurent absous par quatre commissaires im-périaux ; mais on déclara qu’à cause du mau-vais exemple, leur alliance mutuelle, et cellequ’ils avaient contractée avec Schwitz, seraientannulées ; que les seigneurs recevraient lesredevances qui leur étaient dues , mais sansdédommagement pour les châteaux détruits,qui ne pourraient être rebâtis que sous unepermission spéciale de l’empereur. Appenzel