riiAPinti: xix.
> 9 »
nombreuses de musiciens, et de beaucoup defemmes ; lui-même , armé de toutes pièces ,et monté sur un coursier fougueux, déployaitavec complaisance les grâces martiales de sapersonne, à la tête d’une longue suite de nobleschevaliers qui ne lui cédaient guère en splen-deur. Cette brillante cavalcade parcourut toutela vallée du Haut-Rhin , aidant les habitans àincendier leurs maisons , mais sans jamaischercher à les poursuivre dans les montagnes ,et se retira ensuite commeelle était venue, avecla gloire de n’avoir pas été battue.
Le peuple d’Appenzel désirait fortementd’être admis dans la confédération helvétique,et il obtint enfiu cette faveur, mais non surle pied d’égalité ; car il s’obligeait à prendreles armes dans toutes les guerres des cantons,tandis que ceux-ci se réservaient de connaîtreet d’approuver l’objet des guerres pour les-quelles leur aide serait demandée. La plupartdes nouveaux cantons se soumettaient ainsi àdes conditions plus ou moins inégales.
L’ancien prince-abbé de Saint-Gall étantmort , son successeur se réconcilia avec lepeuple de Saint-Gall ; mais trouvant les Appen-zellois moins traitables, il mit de nouveau envigueur contre eux l’excommunication de Rome ainsi que le ban de l’empire. Les bergers ce-pendant firent peu de casdeces vaines menaces.