192 ESSAI HISTORIQUE,
Après quelques années d’une guerre languis-sante , les confédérés furent pris pour ar-bitres dans cette querelle : Zurich , les Walds-tetten et Glaris nommèrent quatorze arbitresqui, après de longues délibérations, rendirentune sentence dont les deux parties se plaigni-rent également. L’abbé, comme le plus faible,sut se soumettre ; maris le peuple d’Appenzeldéfiant ses arbitres ainsi que son adversaire,déclarait que les montagnes pourraient devenirson tombeau, mais qu’il n abandonnerait sesdroits qu’avec la vie. Cette obstination lui sus-cita un nouvel et dangereux ennemi, Frédéricde Tokenburg, le plus puissant des barons duRhinthal, qui, étant l’allié de l’abbé, et enmême temps bourgeois de Zurich , proposa des’en rapporter à cette ville, ce que les Appen-zellois refusaient. Après avoir formé unealliance avec Scbwitz, il entra en campagnecontre eux , perdit deux batailles, fut troisfois victorieux , et les força à la fin de signerun traité de paix, ayant pour base la sentencearbitrale rendue sept ans auparavant, et quifixa pour toujours les droits réciproques.
(A. D. 1 4^9.) Le duc d’Autriche fit à peu prèsdans ce temps-là un dernier effort pour réduireBâle à l’obéissance, avec l’aide de plus de deuxcent cinquante alliés trouvés parmi les sei-gneurs et les villes impériales. Bâle comptait