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Tome II.
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CHAPITRE XXIV.

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contre lui à Venise ; et, laissant la moitié desSuisses et quelques autres troupes pour garderses conquêtes, il se vit forcé de revenir sur sespas avec dix mille hommes seulement. Troismille Suisses, dit Guicciardini , étaient le nerfde cette petite armée; et Philippe de Comines s’exprime à peu près de la même manière. Ilssauvèrent le roi à Fornoue, transportèrent sonartillerie à force de bras à travers l’Apennin ,lorsqu’il se croyait réduit à l’abandonner, ettirèrent de Novare le duc d’Orléans. Pise , af-franchie du joug des Florentins par Charles vin,à son entrée en Italie , allait être rendue à sesoppresseurs ; les Suisses furent touchés du sortde cette ville, et leur chef Salazart plaida for-tement en sa faveur; ils offrirent même les ar-rérages de leur paye, et les officiers y ajoutè-rent le don de leurs chaînes d’or en équivalentdelà somme offerte à Charles par les Florentins,pour recouvrer leurs anciens sujets. Le roi fei-gnit de se rendre ; mais les Pisans ne purentlong-temps se soustraire au joug îles Florentins,qui payèrent au roi 3o mille ducats. Cependantune nouvelle armée de vingt mille Suisses avaitpassé les Alpes , et s’approchait de son camp;il n’en avait demandé que dix mille, et cettemultitude d’amis lui causait beaucoup d’alarmes.Il crut s’en débarrasser en faisant la paix; maiscomme celte paix les privait de la part de gloire

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