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Tome II.
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CHAPITRE XXIX. 3c>9

sinstalla de force à laide du duc, son frère, eten dépit du pape et des chanoines. On lexcom-munia; mais il nen tint compte. Lexcommuni-catiton alors sappliquait à tout, et lévêque lui-même ne sen faisait pas faute; on la lançaitcontre un mauvais débiteur pour le forcer depayer. Lorsque le duc de Savoie réussissait àfaire un évêque, celui-ci était obligé de luidonner la plus grosse part des revenus, et deles laisser administrer par un curateur; il senindemnisait sur son clergé, et celui-ci sur lesfidèles.

Le même historien raconte lourdement delongues disputes bien embrouillées, bien ab-surdes et souvent sanglantes entre les ducs,lévêque et le peuple, et nous en extrairons unou deux exemples pour donner quelque idéede la manière de vivre de ces temps-, car cestle but de lhistoire.

(A. D. 1515.) Jean Pécolat, diseur de bonsmots, et bien venu dans la bonne compagnie,étant un jour à table avec lévêque de Mau-rienne et labbé de Beaumont, celui-ci se plai-gnant des injustices de lévêque, Pécolat lui dit :Ne vous en chagrinez pas, non videhit dies Pétri( il ne verra pas les jours de saint Pierre]); leprélat se trouvait être atteint dun mal affreux,alors nouveau en Europe , et assez peu séantpour un évêque : ces mots lui ayant été rap-