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Tome II.
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CHAPITRE XXIX.

3l I

dun office quil exerçait sous le gouvernementde lèvêque , en disant : Si fai montré un mau-vais exemple , voyez comme je men repens !

Jean Pécolat avait pris la fuite; mais sétantimprudemment aventuré dans un village deSavoie , il fut arrêté, et mis trois fois à la tor-ture. Il nia long-temps que par son non videbitdies Pétri, il eût entendu menacer la vie duprélat; mais un jour quon le tenait suspenduà une corde pendant le dîner de monseigneur,dont les domestiques le plaisantaient sur sasituation, prétendant que ses complices avaientdéjà tout avoué, on tira de lui laveu (i) néces-saire à sa condamnation.

Pendant ce temps-, Berthelier sétait, heu-reusement pour lui, retiré à Fribourg, car lesprinces (le duc et lévêque) vinrent eux-mêmesle chercher à Genève . Il offrait derevenir, pourvuquil fût permis à un envoyé de Fribourg dêtreprésent au procès, à quoi lon objecta les fran-chises qui rendaient les syndics seuls jugessans assesseurs ; sur ce quil répliqua que-colat navait pas été jugé par les syndics, onamena ce dernier devant eux , et il rétractaalors ce quil avait avoué à la torture : le duc

'i) La législation barbare Je ce temps- rendait laveuindispensable pour passer sentence de mort; la constitu-tion physique du prévenu décidait de son sort.