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de misérables remparts de terre. Le souvenirdes Pécolat, des Berthelier et des Lévréri n’in-spirait point encore aux Genevois le couragede se défendre eux-mêmes; ils imploraient l’as-sistance de Berne et de Fribourg, au lieu desuivre le grand exemple que ces villes leuravaient donné, et se soumettaient aux exac-tions de leurs nouveaux amis, plutôt que de secharger eux-mêmes du soin de la défense deleurs foyers. Genève était restée presque étran-gère aux disputes religieuses qui enflammaienttoute la Suisse : ce furent les Bernois qui luiapportèrent les premiers principes de la réfor-mation , ou du moins apprirent au peuple ge nevois à mépriser les cérémonies de l’ancienneEglise, et leur aidèrent à renverser les imagesde la Vierge et des saints, qui décoraient leursrues et leurs églises, (i)
(i) M. Picot, dans son Histoire de Genève , cite un moinejacobin qui, dès l’année 1401, avait peint sur les murs desa cellule des figures hideuses du pape, et des cardinauxplongés en enfer par les diables , avec des vers latins fortinjurieux. Si, comme il l’assure, ces peintures et cesvers existaient encore lorsque le couvent des Jacobins futdémoli en i 534 , il en faut conclure que toute la commu-nauté partageait les mêmes opinions depuis plus d’unsiècle , et probablement que beaucoup d’habitans de Ge nève ne les désapprouvaient pas. En 1429 un autre moineenseignant publiquement à Genèvedes doctrines contrairesà l’Église romaine, en fut repris.
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