CHAPITRE XXX.
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reformation. Les ministres ne les pouvant ra-mener, employèrent les censures publiques ettoute la sévérité des lois ecclésiastiques, lesappelant au consistoire pour y faire réparationde leurs fautes. Le patriote Bonnivartf lui-mêmen’était pas exempt des faiblesses de la chair, etles registres du conseil en ont immortaliséquel-ques unes. Le consistoire, composé de douzemembres laïques et ecclésiastiques, imposaitsouvent des châtimens rigoureux sur les réfrac-taires, et ceux-ci se plaignaient à leur tour quec’était rétablir le pouvoir arbitraire de l’Égliseromaine et les terreurs de l’inquisition. Un desprincipaux du parti des articulans, nommé Jac ques Gruet , irrité de ce que quelques uns deses amis avaient été obligés de faire réparationgenou en terre, et de ce que lui-même avait étéapostrophé publiquement par Calvin des nomsde chien et de goinfre, résolut de s’en venger;on découvrit qu’il était l’auteur d’un libelle,affiché à la chaire de la cathédrale, contrel’Eglise et les réformateurs, où il maudissait1 heure où ceux-ci étaient sortis de leurs moi -neries. Ayant été arrêté, et ses papiers examinés,on y trouva plusieurs autres écrits blasphéma-toires, et une correspondance secrète, d’aprèslaquelle il paraissait qu’il avait voulu faire in-tervenir un prince étranger dans les affaires deGenève , en l’irritant contre Calvin . Gruet, mis