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Tome II.
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CHAPITRE XXXUI.

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putes subséquentes : Que le magnifique con*seil, disaient les citoyens et bourgeois dansleurs représentations, défende l'introductiondu livre, quil brûle le livre, mais quil ne dé-crète pas lauteur de prise de corps , car il napoint commis de délit à Genève , le livre naété ni imprimé, ni publié; il ny a point com-mis dacte criminel dont le gouvernement deGenève puisse connaître ; et quant à la religion,notre constitution veut que celui qui dogmatisecontre la doctrine reçue soit appelé pour con-férer avec le consistoire des anciens et minis-tres : Sil se range, dit la loi, quon le supportesans scandale ni diffame ; sil sopiniâtre, quonVadmoneste par quelquefois, pour essayer de leréduire ; si lon voit enfin qu'il soit besoin de plusgrande sévérité, quon lui interdise la sainte cène,et quon en avertisse le magistrat, afin dypour-voir. Or, rien de tout cela na été fait.

Les négatifs (i) prétendaient que cette loiancienne ne pouvait avoir en vue que le dogmeprêché et non le dogme écrit ; mais on les ré-futait par Boileau , qui a dit :

Dogmatiser en vers, et rimer par chapitres !

(i) On appelait négatif le parti des magistrats, parceque ceux-ci refusaient de faire droit aux représentationsdes citoyens, qui par cette raison étaient distingués par lenom de représentons.

II. .

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