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Tome II.
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CHAPITRE XXXIII. 3f)l

fie Beautteville prit congé de la république lemême jour, et remit aux commissaires de labourgeoisie une déclaration fulminante, danslaquelle il disait : Le roi mon maitre, en se réser-vant de demander satisfaction de divers actesindécens, insolens même, de votre part, qui sesont répétés depuis mon arrivée , avait cédé auxsentimens de bonté et daffection dont il a tou-jours honoré cette république, etc. etc. Sa majestéavait espéré etc. etc. que vous apporteriez à ladiscussion de vos intérêts et aux avis de sonministre plénipotentiaire , la modestie et la con-fiance qui vous convenaient à tant de titres, etc. etc.Les expressions de conduite téméraire, repré-sentations choquantes, déclarations séditieuses,étaient répétées à chaque ligne, et le ministrede paix finissait par dénoncer de la part duroi son maître un interdit général contre lesGenevois.

Ces républicains remirent le 3o janvier sui-vant, à M. Iïennin, résident français , unhumble placet conçu en ces termes : Daigneznous représenter à son excellence monseigneurle duc de Choiseul, comme des citoyens malheu-reux ; que ce ministre généreux veuille nous cou-vrir de son indulgence. Sa grande âme nous estconnue ; elle le portera à intercéder pour nousauprès dun monarque magnanime, etc. etc. Envain nous reposerions nous sur le témoignage de