3 gO ESSAI niSTORIQDE,
cas tic recourir aux puissances médiatrices, et
les magistrats en profitèrent.
Les puissances médiatrices intervinreiit parleurs plénipotentiaires; mais il semblait quecelui de la France (le chevalier de Beautteville),bien différent du comte de Lautrec, en 17^7 ,eût pris à tâche de révolter, par sa hauteur, leparti populaire. Il commença par accorder auxmagistrats une déclaration qui approuvait leurconduite, et sur ce que les commissaires de labourgeoisie exprimèrent très humblemënt lescraintes que devait leur inspirer cette mesurepréliminaire, et réitérèrent l’exposition de leursgriefs, le plénipotentiaire français leur réponditpar une déclaration écrite, datée du 25 juin1760 : « Je ne me serais pas attendu qu’il y eûtparmi les représentans des gens capables des’oublier à ce point, etc. etc. Je veux bien mepersuader que la généralité n’a pas senti l’indé-cence et la témérité de cette démarche. Je meréserve, après en avoir retidu compte à macour, d’en poursuivre les véritables auteurs , etd’en exiger en temps tet lieu une punitionconvenable. »
Les citoyens et bourgeois, désespérés de sévoir soumis aux décisions d’un tel médiateur,rejetèrent le projet qui leur fut présenté en(A. D. 1 y66, i 5 déc.) conseil-général, à lapluralité de 109O voix contre 5 i 5 . Le chevalier