CHAPITRE XNXIV.
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à l’accepter pour médiateur de leurs différends,il chanta la guerre civile de Genève dans unpoème où la malice est plus apparente que lebon goût, et dont la moitié est employée àcouvrir Jean-Jacques Rousseau d’opprobre etde ridicule (i) , l’autre à flatter le Mécène de
(r) Dans un vallon fort bien nommé Travers,S’élève un mont, vrai séjour des hivers :
Son front altier se perd dans les nuages ;
Ses fondetnens sont au creux des enfers ;
Au pied du mont sont des antres sauvages,
Du Dieu du jour ignorés à jamais.
C’est de Rousseau !e digne et noir palais.
Là se tapit ce sombre énergumène,
Cet ennemi de la nature humaine.
Pétri d’orgueil et dévoré de fiel,
Il fuit le monde, et craint de voir le ciel;
Et cependant sa triste ét vilaine âmeDu Dieu d’amour a ressenti la flamme.
11 a trouvé , pour charmer son ennui,
TJne beauté digne en effet de lui;
C’était Caron , amoureux de Mégère .
Une infernale et hideuse sorcièreSuit en tous lieux le magot ambulant,
Comme la chouette est jointe au chat-huant.L’infâme vieille avait pour nom Vachine;
C’est sa Circé , sa Didon , son Alcine.
L’aversion pour la terre et les cieuxTient lieu d’amour à ce couple odieux.
Si quelquefois, dans leurs, ardeurs secrètes,Leurs os pointus joignent leurs deux squelettes.Dans leurs transports ils se pâment soudainDu seul plaisir de nuire au genre humain.
Notre Euménide avait alors en têteDe diriger la foudre et la tempêteDevers Genève , etc.