/(OO ESSAI HISTORIQUE,
France ( le duc de Choiseul ), ministre heureux,et de guerre et de paix , ainsi que le chevalierde Beautteviile, qui s’était, comme nous l’avonsvu , prononcé d’avance sur la cause qu’il étaitappelé à juger, (i)
Il vous soutient et le pour et le contreAvec un front de pudeur dépouillé.
Cet étourdi souvent a barbouilléDe plats romans, de fades comédies,
Des opéras, de minces mélodies ;
Puis il condamne, <ÿi style entortillé,
Les opéras, les romans, les spectacles.
11 vous dira qu’il n’est point de miracles,
Mais qu’à Venise il en a fait jadis.
Il se connaît finement en amis 5
Il les embrasse et pour jamais les quitte.,
L’ingratitude est son premier mérite 5Par grandeur d’âme il hait ses bienfaiteurs.
Versez sur lui les plus nobles faveurs,
11 frémira qu’un homme ait la puissance,
La volonté, la coupable impudenceDe l’avilir en lui faisant du bien.
Il tient beaucoup du naturel d’un chien j11 jappe et fuit, et mord qui le caresse.
Ce qui surtout me plaît et m’intéresse jC’est que de secte il a changé trois fois,
En peu de temps, pour faire un meilleur choix.
(i) Il nous envoie un brave chevalier,
Ange de paix comme vaillant guerrier.
Qu’il soit béni I Grâce à son caducée,
Par le plaisir la discorde est chassée.
La remarque sur le plaisir avait rapport aux représen-tations de comédies, que le conseil tolérait pendant leséjour des plénipotentiaires, pour leur plaire.