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Tome II.
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CTIAPITRE XXXIV.

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Une femme du peuple, portant ses plaintes augénéral français de quelque tort quon lui avaitfait, celui-ci lui montra les syndics qui se trou-vaient présens, en disant : Ma bonne femme,voilà vos magistrats qui vous feront justice.Monseigneur , répondit-elle , je ne m'adressejamais aux valets quand je peux parler aumaître.

Mirabeau, sessayant dans la carrière quildevait parcourir avec tant déclat sept annéesplus tard , adressa dans cette occasion , à M. deVergennes, un mémoire énergique, dans le-quel il lui disait : a La fourmilière, écrasée parun éléphant , ne saurait être en repos : si lecabinet de Versailles impose à ces républicainsune constitution purement aristocratique, ildoit sattendre à se voir sans cesse impor-tuné de leurs représentations et de leurs cla-meurs. »

Le parti aristocratique, de concert avec lesalliés, prépara une constitution dans laquelle011 prit de grandes précautions pour sassurerde la dépendance future du peuple ; on luiôta lélection de la moitié des deux-cents, ainsique le droit de réélection , et son pouvoir lé-gislatif fut restreint à dautres égards. Au lieudélire tous les quatre ans les syndics et lesjuges inférieurs, les magistrats une fois élusdevaient rester en place , à moins quils ne

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