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Tome II.
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/il 6 ESSAI HISTORIQUE,

parurent, au reste , modérées : on imposaitbannissement à vingt-un individus, à qui lonsengageait de fournir des passeports pour seretirer en sûreté il leur plairait, pourvu quece ne fût pas à moins de quarante lieues deGenève : lindépendance de la république futexpressément stipulée, et son occupation bornée( 1 y , juillet. ) à ce qui serait absolumentnécessaire pour le rétablissement de lordre etde la paix. A ces conditions Genève ouvrit sesportes. Les membres du comité de sûreté, crai-gnant pour leur vie, moins de la part de len-nemi que de celle du parti populaire , toujoursenclin à punir le mauvais succès, sétaient déjàéloignés. Pas une goutte de sang ne fut répan-due, et les troupes alliées observèrent la plusstricte discipline. Le marquis de Jaucourt, gé-néral et plénipotentiaire du roi de France ,trouva bon dentrer en triomphe par la brèche;mais le comte de la Marmora , qui commandaitles Piémontais, évita toute ostentation , etchercha à effacer, par lhumanité et la délica-tesse de ses procédés, les préjugés nationauxqui existaient contre son souverain , successeurdes ducs de Savoie . Dans leur désespoir, ungrand nombre dhabitans abandonnèrent laville avec lintention de ny plus rentrer : letriomphe de la magistrature excitait leur res-sentiment encore plus que celui des étrangers.