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Tome II.
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CHAPITRE XXXVIt.

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que puisse être lespèce humaine, ce serait unegrande erreur que de trop calculer sur cettedisposition. Lécole de Bonaparte en France necroit à aucuns principes; et quelques uns dèsdisciples de cette école sen vantent, sans saper-cevoir que leur maître a été la dupe de cette exa-gération; lorsquil ne songeait quau mobile delintérêt et de la crainte, ce furent les principeset lenthousiasme de lEurope qui le détrônè-rent. La liberté civile est bien le but de lordresocial; mais elle peut être à la fois réelle et pré-caire, lorsquelle nest pas associée à des ga-ranties qui en assurent le maintien. Lavaresacrifie toute sa vie les jouissances actuelles ,au pouvoir idéal de jouir quand il lui plaira,cest-à-dire la fin aux moyens : aussi voyons-nous la liberté politique exercer plus denthou-siasme que la liberté civile, qui en est lobjet.

On a beaucoup insisté sur le grand revenuque Berne tirait du pays de Vaud ; les plaintesa cet égard remontent au temps de Gibbon(1756), et probablement encore plus haut;voici ce quil eu était : le gouvernement rece-vait en argent et en produits bruts provenantdes anciennes dîmes qui navaient pas cessé àla réformation, ainsi que des salines, traite dessels de France , lods et ventes, près dun mil-lion et demi de livres, monnaie de Suisse , dont600 mille allaient à Berne , savoir : environ 4 oo